TOUT SUR LES BONBONS
L'Histoire du Bonbon (avec un grand B).
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Le Sucre

Le sucre n'existe pas tel quel dans la nature. Il faut l'extraire de la canne à sucre ou de la betterave et lui faire subir de longs traitements.
La canne à sucre est connue en Inde depuis plus de 4000 ans et elle ne pousse que dans les pays tropicaux. Elle a été cultivée par les européens à l'origine dans les Antilles.
La betterave à sucre est cultivée en France depuis Napoléon. Suite à un siège des anglais qui bloquaient l'approvisionnement en canne à sucre, celui-ci décida de lancer la culture de la betterave à sucre en France, quel gourmand !


Canne à sucre

 
Betterave à sucre

 

Ses Origines

La naissance de la confiserie (et des premières confections de bonbons), remonte probablement à des temps très anciens. Elle coïncide sans doute avec la découverte du miel.
Le développement et la diversification de la confiserie vont de pair avec la culture et le raffinement. Le bonbon est contemporain de la canne à sucre rapportée d'Orient par les Croisés, au XIIème siècle. On trouve des traces de cette gourmandise dans la littérature médiévale, mais bien sûr les bonbons y étaient précieux car le sucre était rare et cher. Le sucre est en effet une denrée relativement rare en Europe jusqu'au XIVème siècle, époque à laquelle l'Europe commence à en organiser le commerce. C'est l'Italie qui, la première, importe la canne à sucre et fabrique des confiseries.

 

En France

En France, les débuts de la confiserie sont un peu poussifs : la vente du sucre est d'abord du ressort exclusif des apothicaires qui le vendent à l'once et fort cher. Le sucre est tout d'abord considéré comme un médicament.
C'est le mariage de Catherine de Médicis avec le futur roi Henri II qui permet au savoir-faire italien de pénétrer la France et de contribuer au développement de la confiserie. Catherine de Médicis a en effet entraîné avec elle des confiseurs et glaciers italiens. Le plus célèbre d'entre eux, Jean Pastilla, répandra la mode de la pastille.
Il y eut ensuite la praline, douceur fabriquée par le maître d'hôtel du Maréchal du Plessis Praslin, Clément Jaluzot.
Au XVIIIème siècle, la confiserie française est l'une des plus inventives et des plus recherchées : sucre d'orge, pastilles aux fruits, gommes, réglisse… Vers 1760, le confiseur Pecquet, l'inventeur des dragées devint fournisseur officiel de la Cour. A l'époque, les sucreries sont placées dans de petites boîtes, des bonbonnières ou drageoirs, et s'offrent dans l'aristocratie, aux dames comme aux messieurs.
En parallèle, la confiserie connaît un nouvel essor avec la découverte en 1519, au Mexique, du chocolat par les Espagnols. Les Espagnols introduiront le chocolat en Espagne en 1528 et garderont le monopole de son importation et sa fabrication jusqu'au XVIIème siècle.

 

Les bonbons modernes

Le bonbon est devenu très courant avec l'apparition du sucre de betterave. La France se place aujourd'hui au 8ème rang des producteurs mondiaux de sucre mais au premier rang mondial des producteurs de sucre de betterave. Les premières usines datent de la fin du XIXème siècle. Si le sucre en demeure la matière première indispensable, l'imagination ensuite a permis de façonner toutes sortes de trésors sucrés, des bonbons raffinés des maîtres confiseurs aux crocodiles gélatineux fondant dans les bouches des enfants.
L'automatisation dans la fabrication des bonbons se développera à partir des années 1920. Pour améliorer l'esthétique et l'hygiène, on enveloppe les bonbons depuis les années 20 (apparition de la machine à envelopper) et on les "ensachète" depuis les années 50 (apparition de la machine à ensacher). Ils sont heureusement toujours vendus à l'unité et en vrac chez les boulangers ou les bonbonniers d'aujourd'hui.

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